Hälfte des Lebens - Hölderlin

Publié le par sophie


Hälfte des Lebens


Mit gelben Birnen hänget

Und voll mit wilden Rosen

Das Land in den See,

Ihr holden Schwäne,

Und trunken von Küssen

Tunkt ihr das Haupt

Ins heilignüchterne Wasser.


Weh mir, wo nehm ich, wenn

Es Winter ist, die Blumen, und wo

Den Sonnenschein,

Und Schatten der Erde ?

Die Mauern stehn

Sprachlos und kalt, im Winde

Klirren die Fahnen.

 

Hölderlin

 

Moitié de la vie

 

De poires jaunes

Et de rosiers sauvages toute chargée

La terre est en suspens au-dessus du lac,

Ô cygnes gracieux,

Enivrés de baisers,

Vous plongez la tête

Dans la sainte sobriété de l’eau.


Ô douleur, où trouverai-je,

À l’hiver, les fleurs et où

La lumière du soleil

Et les ombres de la terre ?

Les murs se dressent

Froids et muets, dans le vent

Tintent les drapeaux.

Publié dans Poésie - L Allemande

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Camille 26/04/2010 17:37



Salut!


 


Très joli site, jolie collection.


J'aimerais bien savoir où tu as trouvé cette traduction de Hälfte des Lebens. Est-elle de toi? J'essaie de compiler toutes les traductions de ce poèmes et il y en a beaucoup!!Et elles varient
énormément, on n'a pas idée.


Merci pour ta réponse.


Camille



Nico 30/12/2007 00:12

Joyeux Anniversaire, Sophie!

Le mot "Joyeux" est pesé, une fois n'est pas coutume, après lecture de ton dernier "post"...

Tu vois juste : il n'y a certainement pas beaucoup de raisons de se réjouir... certainement....

Mais... le certain ne ment, si, si! Il faut s'en méfier de celui-là...

Ce sont peut-être, justement, nos désirs de certitudes qui finissent par être mortifères.

Aïe... le juste ment aussi... ça se complique...

Et si 2008 qui arrive, pour toi, en même temps qu'une glorieuse 35ième année était l'occasion de lâcher prise, de laisser les humains s'autodétruire en paix (ils sont comme ça, il ne faut pas leur en vouloir...) pour contempler, tranquille, le début de ce magnifique crépuscule que nous offre une humanité encore pleine d'étincelles de génie et de traits d'intelligence collective?

Finalement, d'où nous regardons, nous serions bien arrogants de prétendre être certains que ce début de soirée n'est pas, en fait, un petit matin.

Argh! Même le final ment...

Bref, profitons de l'air frais : joyeux anniversaire!