Eloge de l’autre - Tahar Ben Jelloun

Publié le par sophie



Celui qui marche d’un pas lent dans la rue de l’exil
C’est toi
C’est moi
Regarde-le bien, ce n’est qu’un homme
Qu’importe le temps, la ressemblance, le sourire au bout des larmes
l’étranger a toujours un ciel froissé au fond des yeux
Aucun arbre arraché
Ne donne l’ombre qu’il faut
Ni le fruit qu’on attend
La solitude n’est pas un métier
Ni un déjeuner sur l’herbe
Une coquetterie de bohémiens
Demander l’asile est une offense
Une blessure avalée avec l’espoir qu’un jour
On s’étonnera d’être heureux ici ou là-bas.


Tahar Ben Jelloun
Tanger 7 octobre 2007
pour le printemps des  poètes  2008

Publié dans Poésie XXème

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caroline 08/02/2008 10:58

merci, ce poeme etait tres beau. Bisous