A monsieur le magistrat Chang - Wang Wei

Publié le par sophie


Sur le tard, je n'aime que la quiétude.
Loin de mon esprit la vanité des choses.
Dénué de ressources, il me reste la joie
De hanter encore ma forêt ancienne.

La brise des pins me dénoue la ceinture;
La lune caresse le son de ma cithare.
Quel est, demandez-vous, l'ultime vérité?
Chant de pêcheur, dans les roseaux, qui s'éloigne...


 Wang Wei, (701-761), in Entre source et nuage, ed Albin Michel


Autre traduction

Réponse au sous-préfet Chang

Au soir de ma vie, n'aimant que la paix
n'ayant plus à coeur les dix-mille choses
depuis que je n'aspire à aucun lointain projet
connaissant la vacuité, je retourne aux vieilles forêts
Le vent souffle dans les pins, dénouant ma ceinture
La lune des montagnes éclaire et joue de la cithare
Vous demandez à comprendre la vérité ultime?
Le chant dupêcheur atteint la rive, au loin...


Traduction de Daniel Giraud, in Anthologie les yeux du dragon, ed Points




Publié dans Poésie - Orient

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