Clair-obscur - Tahar Ben Jelloun

Publié le par sophie



Quand la lumière jaillit du cimetière où nos

     ancêtres s'entêtent à mourir
traçant dans son sillage les ruelles de notre enfance
quand elle se lève comme un matin embrasé du ciel
      turbulent,
ne soyez pas impatients.
Si quelque chose d'obscur vous retient,
captifs de votre ignorance,
sachez que la main explore les ténèbres
et qu'elle peut tout dire.


    Tahar Ben Jelloun, in Les Pierres du Temps, Point
poèmes écrits à partir des peintures de Mohamed Bennani


Publié dans Poésie XXème

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salvatore sanfilippo 23/02/2009 19:38

laissons dire la main qui sculpte; qui peint qui écrit.