XII, Sonnets à Orphée - Rilke

Publié le par sophie


Wir sind die Treibenden.
Aber den Schritt der Zeit,
nehmt ihn als Kleinigkeit
im immer Bleibenden.

Alles das Eilende
wird schon vorüber sein;
denn das Verweilende
erst weiht uns ein.

Knaben, o werft den Mut
nicht in die Schnelligkeit
nicht in den Flugversuch.

Alles ist ausgeruht:
Dunkel und Helligkeit,
Blume und Buch.

Rainer Maria Rilke, Die Sonette an Orpheus



Nous sommes les sans trêve.
Mais la marche du temps,
tenez-là pour babiole
dans le stable à jamais.

Tout ce qui n'a que hâte
n'aura fait que passer;
ce n'est que séjourner
qui seul nous initie.

Ne vous lancez pas intrépides,
ô jeunes gens, dans la vitesse,
dans la tentative aérienne.

Tout est repos:
ombre et clarté,
et fleur et livre.

Publié dans Poésie - L Allemande

Commenter cet article