Palabras par Julia - JA Goytisolo - Ibanez

Publié le par sophie

Tú no puedes volver atrás
porque la vida ya te empuja
como un aullido interminable.

Hija mía es mejor vivir
con la alegría de los hombres
que llorar ante el muro ciego.

Te sentirás acorralada
te sentirás perdida o sola
tal vez querrás no haber nacido.

Yo sé muy bien que te dirán
que la vida no tiene objeto
que es un asunto desgraciado.

Entonces siempre acuérdate
de lo que un día yo escribí
pensando en ti como ahora pienso.

La vida es bella, ya verás
como a pesar de los pesares
tendrás amigos, tendrás amor.

Un hombre solo, una mujer
así tomados, de uno en uno
son como polvo, no son nada.

Pero yo cuando te hablo a ti
cuando te escribo estas palabras
pienso también en otra gente.

Tu destino está en los demás
tu futuro es tu propia vida
tu dignidad es la de todos.

Otros esperan que resistas
que les ayude tu alegría
tu canción entre sus canciones.

Entonces siempre acuérdate
de lo que un día yo escribí
pensando en ti
como ahora pienso.

Nunca te entregues ni te apartes
junto al camino, nunca digas
no puedo más y aquí me quedo.

La vida es bella, tú verás
como a pesar de los pesares
tendrás amor, tendrás amigos.

Por lo demás no hay elección
y este mundo tal como es
será todo tu patrimonio.

Perdóname no sé decirte
nada más pero tú comprende
que yo aún estoy en el camino.

Y siempre siempre acuérdate
de lo que un día yo escribí
pensando en ti como ahora pienso.





Tu ne peux plus t'en retourner,
Car la vie est là qui te pousse,
Comme une plainte interminable,
Interminable.

Tu te sentiras enfermée,
Tu te sentiras perdue, seule,
Ou tu voudras n'être pas née,
N'être pas née.

Mais toi, à jamais souviens-toi
De ce qu'un jour moi j'ai écrit
Pensant à toi, pensant à toi
Comme j'y pense.

La vie est belle, tu verras
Comment, en dépit des chagrins,
Te viendront les amis, l'amour,
Viendront les amis.

Un homme seul ou une femme,
Ainsi, regardés un par un,
Ils sont poussière, ils ne sont rien,
Ils ne sont rien.

Alors toi, toujours souviens-toi
De ce qu'un jour moi j'ai écrit
Pensant à toi, pensant à toi
Comme j'y pense.

D'autres attendent que tu résistes,
Que tu les aides de ta joie,
Et que les aide ta chanson
Parmi les leurs.

Ne te livres, ni ne t'écartes,
Sur le chemin ne dis jamais :
Je n'en peux plus, je reste là,
Je reste là.

Mais toi, toujours souviens-toi
De ce qu'un jour moi j'ai écrit
Pensant à toi, pensant à toi
Comme j'y pense.

La vie est belle, tu verras
Comment, en dépit des chagrins,
Te viendront les amis, l'amour,
Viendront les amis.

Je ne sais rien dire de plus,
Mais tu dois comprendre ceci :
Je suis encore sur le chemin
Sur le chemin.

Mais toi, à jamais souviens-toi
De ce qu'un jour moi j'ai écrit
Pensant à toi, pensant à toi
Comme j'y pense.

Publié dans Poésie - L Espagnole

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S
<br /> belle leçon de vie<br /> <br /> <br />
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